Trouver le smartphone idéal selon vos besoins et votre budget

Trouver le bon modèle de smartphone relève parfois du casse-tête. À chaque coin d’argument, des termes techniques s’accumulent : 4G, 5G, sans bordure, phablette, Quad Core, stabilisateur optique… L’abondance de critères impose d’y voir clair pour faire un choix avisé, sans se laisser égarer par le jargon.

Smartphones : les meilleurs modèles de 2019

Les dernières nouvelles sur le smartphone

La fin de l’année 2019 a vu Apple électriser le marché avec l’iPhone 11 et l’iPhone 11 Pro. Mais la marque à la pomme n’a pas monopolisé la scène. Entre octobre et décembre, Google a renouvelé ses Pixel 3 et 3 XL, dévoilant Pixel 4 et Pixel 4 XL, tandis que Huawei a frappé fort avec les Mate 30 et Mate 30 Pro.

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Début 2020, Samsung a lancé un pavé dans la mare avec ses Galaxy S20, S20+ et S20 Ultra. Sans oublier le Galaxy Fold, qui marque un vrai saut technologique désormais débarrassé de ses soucis d’écran. Motorola, de son côté, a ressuscité le Razr dans une version à écran pliable. L’emblématique téléphone à clapet entre dans la modernité.

OnePlus a traversé 2019 sans tapage, mais son 7T, avec triple capteur circulaire, a relevé le niveau sur la fin. D’ailleurs, les smartphones OnePlus récoltent les meilleurs retours de satisfaction selon UFC-Que Choisir.

Xiaomi n’est pas resté en retrait, alignant le Mi Note 10 au capteur 108 mégapixels, une performance qui laisse toutefois sceptique quant à la qualité réelle. À l’autre bout de la gamme, le Redmi Note 8T, testé par Phonandroid, s’impose comme l’un des meilleurs choix sous la barre des 200 €.

Comment choisir l’écran ?

L’écran, c’est la porte d’entrée de toute l’expérience téléphone. La quasi-totalité des modèles se pilote au doigt, le clavier physique a pratiquement disparu. Année après année, les dimensions s’étirent. Quand le tout premier iPhone affichait 3,5 pouces, on trouvait ça généreux.

Depuis, les phablettes ont imposé des tailles de 6,3 à 6,5 pouces comme une norme. Le Galaxy S20 Ultra pousse même jusqu’à 6,9 pouces. Et la tendance majeure : l’écran « sans bordure », occupant presque toute la façade, s’est généralisée.

Quelles tailles d’écran ?

Le prix n’est plus directement lié à la taille de l’écran. On trouve aujourd’hui des smartphones de 6,3 pouces à moins de 200 €, comme le Xiaomi Redmi Note 8T. Le choix se fait d’abord selon l’usage : regarder des vidéos, jouer ou surfer sur le web invite à privilégier les grands formats. Reste la question de l’encombrement : au-delà de 6,3 pouces, comme sur le Galaxy Note 10, il faut prévoir de vastes poches… ou un sac.

La taille de la main et la prise en main jouent aussi. Les phablettes sont peu adaptées à l’utilisation à une seule main. Certains fabricants proposent un mode réduisant l’interface dans un coin, mais l’intérêt du grand écran en pâtit.

Quelle technologie d’écran ?

La technologie de l’écran, voilà un autre choix à peser. Pas de recette universelle : chaque option a ses qualités et ses défauts, il s’agit de cibler ce qui colle à ses usages et à son budget.

LCD

La technologie LCD (Liquid Crystal Display) reste très répandue, surtout sur les entrées et milieux de gamme, grâce à son coût modéré.

Quelques exceptions chez les haut de gamme : HTC, avec ses SuperLCD 5 jusqu’au U12, garantissait un rendu fidèle et lumineux. Mais la marque a fini par revenir à l’Amoled et au LCD.

AMOLED

AMOLED, c’est la signature de Samsung. Plus de 90 % de ses modèles français en sont équipés. Les contrastes y sont saisissants, les couleurs éclatantes, et les noirs profonds comme nulle part ailleurs.

IPS/rétina

IPS, basé sur le LCD, brille par sa fidélité de couleurs et ses larges angles de vision. LG mise beaucoup sur l’IPS, présent sur la majorité de ses téléphones.

Les écrans Super Retina XDR des iPhone 11 et iPhone 11 Pro utilisent aussi cette technologie.

Au final, ce n’est pas la technologie d’écran qui fait tout, mais la façon dont le constructeur la maîtrise. Mieux vaut consulter les tests pour juger la qualité réelle d’un affichage.

Quelle définition d’écran ?

Un autre point à surveiller : la définition de l’écran, qui détermine la finesse et la quantité de détails à l’affichage. À ne pas confondre avec la résolution.

Définition de l’écran : de quoi s’agit-il ?

Elle indique le nombre de pixels affichés, exprimé en pixels horizontaux et verticaux : par exemple, 1280 x 720 (HD) ou 1920 x 1080 (Full HD), correspondant au format 16:9.

Sur smartphone, le ratio varie souvent (19,5:9, 20:9), ce qui modifie un peu la définition. Exemple : 2340 x 1080 pixels sur le Xiaomi Redmi Note 8T ou le Huawei P30 Pro, 2400 x 1080 pixels sur le OnePlus 7T.

Le Quad HD atteint 2560 x 1440 pixels, voire 3200 x 1440 sur le Samsung Galaxy S20 (format 20:9) ou 3040 x 1440 sur le Google Pixel 4 (format 19:9).

Écrans de smartphone : ces pixels inutiles

Apple décline plusieurs tailles pour l’iPhone : 5,8 pouces pour le 11 Pro (2436 x 1125 pixels), 6,1 pour le 11 (1792 x 828), 6,5 pour le 11 Pro Max. Les petits formats subsistent sur le marché de l’occasion : l’iPhone 8 ou l’iPhone SE, héritier du format 4 pouces (1136 x 640).

Résolution d’écran : comment la comprendre ?

Ici, on parle de densité de pixels par pouce (« dpi »). Au-delà de 320 dpi, l’œil ne distingue plus les points à distance normale. Les plus exigeants peuvent viser 400 dpi ou plus, pour une finesse maximale.

Protection d’écran

Le verre protège l’écran, mais il pose deux défis : la robustesse, et la gestion des reflets. Corning, avec son verre « Gorilla », propose une solution aboutie, alliant solidité et réduction des reflets. Ce matériau équipe l’essentiel des terminaux Android premium, et sa présence sur des modèles abordables constitue un véritable atout.

3D Touch, incurvé… à quoi ça sert ?

Depuis quelques années, l’écran évolue dans sa forme comme dans ses usages. Samsung a ouvert la voie avec ses Galaxy S6 Edge à bords incurvés, suivis par Huawei (Mate 20 Pro) et OnePlus. Mais si l’effet visuel est marquant, l’apport fonctionnel reste limité à quelques raccourcis.

Apple, de son côté, a innové avec le 3D Touch dès l’iPhone 6s. Cette technologie détecte la force de pression, ouvrant la porte à de nouveaux gestes : aperçu d’un mail, accès rapide à une fonction… Les modèles récents conservent ce dispositif. Huawei, avec le Mate S, a même présenté sa propre version (Force Touch), mais l’intégration sur Android reste moins poussée que chez Apple.

Quel système d’exploitation ?

La bataille se joue aussi sur le terrain des systèmes d’exploitation. Deux géants, Google et Apple, se partagent l’immense majorité du marché européen. Android, piloté par Google, équipe une multitude de marques. iOS, propriété d’Apple, reste réservé à l’iPhone. Windows 10 Mobile et Blackberry ont disparu de la circulation.

Pourquoi choisir Android ?

Android, système ouvert, a soufflé ses 11 bougies. Il évolue sans cesse et la version 10 marque un nouveau cap. Son magasin d’applications est le plus fourni. Le revers de la médaille, c’est la fragmentation : tous les appareils ne bénéficient pas des mêmes versions. De plus, les mises à jour système dépendent du bon vouloir des fabricants et des opérateurs.

Android : les meilleures applications gratuites

L’interface se personnalise à l’envi, widgets et raccourcis à la clé. Mais la diversité peut aussi désorienter et l’ergonomie n’est pas toujours parfaite. Les utilisateurs avancés peuvent aller loin en modifiant le système ou en installant des applications via des fichiers .apk, sans passer par la boutique officielle. Pour transférer des documents ou installer des applis, il suffit de connecter le téléphone à un ordinateur.

Pourquoi choisir iOS ?

Moins vaste que le Google Play Store, l’App Store iOS reste très attractif et attire les nouveautés en premier. Les concepts innovants y font souvent leur apparition avant d’être adaptés ailleurs.

iPhone : Meilleures applications gratuites

Les mises à jour sont instantanément proposées à tous les modèles compatibles, sans attendre le bon vouloir d’un constructeur. iOS 12, par exemple, a été déployé très rapidement. L’interface privilégie la simplicité, avec des icônes et des dossiers faciles à gérer.

Côté synchronisation et multimédia, il faut passer par iTunes, ce qui peut sembler contraignant. iOS reste un système fermé : impossible d’installer des applis en dehors de l’App Store, sauf à pratiquer le « jailbreak », une opération risquée et synonyme de perte de garantie.

Quels sont les meilleurs processeurs ?

Un smartphone doit pouvoir passer d’une application à l’autre sans faiblir, voire soutenir des jeux exigeants. Le choix du processeur fait la différence. Voici un panorama des principaux acteurs du marché.

Chaque smartphone repose sur une puce centrale, le chipset, qui regroupe processeur principal et graphique, la plupart du temps basés sur ARM. Plutôt que d’entrer dans les détails techniques, mieux vaut repérer les différentes familles de processeurs, classées par gamme.

Chez Samsung, la gamme Exynos se décline ainsi :

  • Haut de gamme : 990
  • Milieu de gamme : 9611
  • Entrée de gamme : 7884, 7885, 7870

Pour Huawei et ses Kirin :

  • Haut de gamme : 990, 980
  • Milieu de gamme : 710
  • Entrée de gamme : non communiqué

Qualcomm équipe de nombreux constructeurs avec ses Snapdragon :

  • Haut de gamme : série 8xx
  • Milieu de gamme : série 6xx et 7xx
  • Entrée de gamme : série 2xx, 4xx

Apple développe aussi ses propres puces. Les iPhone 11, 11 Pro et 11 Pro Max embarquent la puce A13 Bionic, qui domine les benchmarks depuis sa sortie.

La RAM, un point à surveiller

La quantité de mémoire vive embarquée reste décisive. Moins de 2 Go ? Oubliez le multitâche, les ralentissements vont s’accumuler. Avec 2 à 3 Go, la navigation devient plus fluide. L’idéal se situe à 4 Go ou plus. Certains modèles haut de gamme, comme le Huawei P30 Pro ou le Galaxy S20 Ultra, montent même à 8 ou 16 Go.

Mémoire : 32, 64, 128 Go… ou microSD

La capacité de stockage interne conditionne l’usage : installation d’applications, stockage des photos, musiques, vidéos… Sans port microSD, mieux vaut viser 32 Go au minimum, car le système d’exploitation occupe déjà une part non négligeable de l’espace.

MicroSD, l’option évolutive

Pour augmenter le stockage, deux options : choisir une version plus capacitaire ou insérer une carte microSD (jusqu’à 1 To). Cette solution économique reste l’apanage de la plupart des Android. Sur iOS, il faut se contenter de la mémoire d’origine.

Le réseau mobile

Le choix du réseau mobile conditionne la vitesse d’accès à Internet sur le téléphone.

5G

La cinquième génération de réseau mobile doit être déployée largement d’ici la fin 2020. Elle promet un débit théorique de 10 Gbps, soit dix fois plus rapide que la 4G.

La latence chute aussi : à peine 1 ms annoncée, de quoi apporter une réactivité inédite aux services connectés.

4G

La 4G constitue la norme actuelle, offrant des débits nettement supérieurs à la 3G. Partager des photos ou télécharger des applications devient quasi-instantané. Depuis 2013, la couverture s’est densifiée.

Mais la 4G recouvre plusieurs catégories, avec des performances variables :

  • 4G : jusqu’à 100 Mbit/s. Sur le papier, c’est le niveau d’une petite fibre optique. Dans la réalité, on oscille souvent entre 20 et 80 Mbps en téléchargement, selon la zone. L’envoi de fichiers grimpe à 20 Mbit/s, loin devant la 3G.
  • 4G+ : jusqu’à 300 Mbps. Il faut un appareil compatible, généralement des hauts de gamme comme l’iPhone 6s.
  • 4G++ : jusqu’à 600 Mbps. Désormais, la plupart des milieux et hauts de gamme en bénéficient, à l’image des Huawei P30 ou des derniers iPhone et Samsung Galaxy S certifiés catégorie 12.

3G

La 3G reste présente sur le territoire. La plupart des smartphones l’intègrent. Mais attention, la 3G elle-même recouvre plusieurs standards, avec des débits qui varient fortement :

  • 3G (UMTS) : 7,2 Mbit/s
  • 3,5G ou H (HSPA) : 14 Mbit/s
  • 3.75G ou H+ (HSPA+) : 21,6 Mbit/s
  • Dual Carrier (DC-HSPA+) : 42 Mbit/s

La batterie

Avant de regarder la capacité de la batterie, trois paramètres sont à considérer :

  • Accessibilité : Sur la majorité des modèles, la batterie est intégrée et ne peut être remplacée sans passer par le service après-vente. Côté design, cela permet des coques unibody élégantes, mais en cas de problème, la réparation est à prévoir.
  • Charge rapide : De plus en plus de smartphones proposent des systèmes de charge rapide, pour regagner un maximum d’autonomie en un minimum de temps.
  • Durabilité : Les batteries ont une durée de vie limitée : après un certain nombre de cycles, elles perdent en capacité et il devient judicieux de les remplacer.

Maintenir et optimiser les batteries

La capacité progresse d’année en année. Les modèles haut de gamme tutoient désormais 3700 mAh (Google Pixel 4 XL), 4200 mAh (Huawei P30 Pro), voire 5000 mAh (Samsung Galaxy S20 Ultra).

Le capteur de caméra

Comparer les capteurs photo sur fiche technique ne suffit pas. Il faut consulter les clichés pour se faire un avis sur les performances réelles. Plusieurs innovations récentes méritent le détour, si la photographie compte parmi vos priorités. La course aux pixels n’explique pas tout : un capteur 8 mégapixels peut dépasser un 13 mégapixels mal conçu.

La course aux sites photo

Au-delà du nombre de mégapixels, la taille des sites photo est décisive. Plus ils sont grands, plus ils captent de lumière, mais cela fait grimper la taille du capteur, obligeant les marques à arbitrer entre qualité et compacité.

Double, triple, quadruple… photocapteur

Les constructeurs multiplient les capteurs : deux, trois, quatre, voire cinq sur certains modèles. Leur utilité varie : à l’origine, ils servaient à la 3D, désormais ils permettent des effets Bokeh, des photos macro, des prises de vue grand-angle ou ultra grand-angle, et même du zoom optique.

Stabilisation optique

Le stabilisateur optique s’invite sur de plus en plus de smartphones, limitant les flous lors de la prise de vue. Un gyroscope détecte les micro-vibrations, un système mécanique compense le mouvement. Attention, il ne faut pas confondre stabilisation optique (mécanique, en temps réel) et stabilisation numérique (logicielle, après coup).

Les bénéfices sont nets pour les photos en mouvement ou en basse lumière, et la vidéo en profite également.

Capteur rétroéclairé

Certains modèles mettent en avant un capteur « rétroéclairé ». Ici, la couche photosensible est placée au-dessus des circuits imprimés, ce qui permet de capter davantage de lumière.

L’impact du flash

Deux types de flash existent : LED (le plus courant) et xénon. Le xénon éclaire beaucoup plus fort et plus loin, réduisant le risque de flou. Mais il consomme davantage d’énergie que la LED, un paramètre à garder en tête.

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